La Confédération mise sur le développement durable

Mots clés:

Durabilité, Politique

Au début avril 2009, les principales associations de l’économie du tourisme ont signé la Charte du développement durable du tourisme suisse. Par cette signature, elles s’engagent à contribuer au développement durable sur les plans environnemental, économique et social et notamment à soutenir leurs membres dans sa mise en oeuvre ainsi qu’à garantir qu’il fasse partie intégrante de la culture d’entreprise de tous les acteurs du marché.


Comme on peut le lire dans le numéro d’hiver d’«insight», la publication du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), la Confédération suit le mouvement et mise, elle aussi, sur le développement durable dans sa politique touristique 2012. Le tourisme est à la fois victime et responsable du réchauffement climatique. C’est en 2007, lors de la 2e Conférence internationale sur le changement climatique et le tourisme organisée conjointement à Davos par le SECO, l’Organisation mondiale du tourisme de l’ONU (OMTNU) et le World Economic Forum (WEF) que la part du tourisme mondial dans l’effet de serre a été évaluée pour la première fois. Elle est estimée à 5%, un chiffre significatif. Cela étant, les mesures les plus importantes concernent le long terme. Selon les pronostics de l’OMTNU, les arrivées touristiques internationales passeront de 924 millions en 2008 à 1,4 milliard en 2020. Ces perspectives sont indubitablement réjouissantes, mais constituent également une gageure énorme sur le plan social et environnemental. Dans ce contexte, le tourisme suisse ne doit pas contribuer au problème, mais à la solution.

Dans sa définition du développement durable, le SECO se réfère à l’OMTNU et au World Travel and Tourism Council, qui est le forum des entreprises touristiques les plus importantes. Selon ces organismes, la branche touristique peut être considérée comme durable lorsqu’elle permet d’exploiter toutes les ressources de manière à pouvoir satisfaire les besoins économiques, sociaux et esthétiques tout en préservant l’héritage culturel, les processus écologiques essentiels et la biodiversité. Parmi les principaux champs d’action futurs, le SECO mentionne le changement climatique, la consommation de ressources et d’énergie, la pression du mitage sur le paysage ou encore le trafic et la mobilité. Ces défis nécessitent un engagement à long terme des entreprises et des autorités à tous les échelons.


Beat Hagmann, hotelleriesuisse